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HISTORIQUE DU CARNAVAL DUNKERQUOIS
Au début du 18ème siècle, à l’occasion du départ des marins pour la pêche en Islande, l’armateur offrait la « foye », une fête pour les pêcheurs. À cette époque, toutes les festivités se déroulaient dans une auberge. Puis petit à petit, à la fin du siècle, les hommes de la mer et leur famille se déguisèrent et envahirent les rues. Même si le carnaval et le départ des pêcheurs n’ont pas toujours correspondu sur le calendrier, les deux traditions se sont entremêlées. C’est la naissance de la « Visscherbende », la bande des Pêcheurs.
Aujourd’hui, la passion continue et participer au carnaval constitue une fierté pour les Dunkerquois. Ce sont des dizaines de milliers de personnes qui assistent à la fête et participent à la folie qui s’empare de toute la ville .Les bandes, qui se déroulent en général le dimanche après-midi, consistent en un immense défilé dans lequel les carnavaleux disposés en lignes successives se tiennent par les coudes. Il s’agit de marcher en chantant les airs traditionnels. Par intermittence, lorsque la musique reprend les chansons les plus entraînantes, les carnavaleux forment les chahuts. Le but est de se tenir chaud en étant le plus serré possible. On assiste alors à des mouvements de foule impressionnants, mais le savoir-faire des Masquelours évite tout incident fâcheux.
Lors des bals, le principe des défilés est repris à l’intérieur d’une salle immense. Les carnavaleux s’octroient alors quelques pauses musicales et quelques arrêts boissons. On voit fréquemment 5000 personnes participer à ces manifestations. Le point d’orgue du carnaval se situe lors de la semaine du Mardi-Gras. Certains masques prennent même des congés pendant cette période. Il faut en effet une santé de fer pour tenir le rythme :bandes et bals les samedi et dimanche, puis bande les lundi et mardi. Les plus jeunes peuvent même assister au bal enfantin le mercredi après-midi. Et le week-end suivant, ça recommence !
Les premières lignes : très enviées, sont constituées de « gros bras » rompus aux techniques des chahuts.
Les parapluies : selon la légende, les carnavaleux ont pris des « berguenaeres » pour singer les paysans venant assister au défilé. Autrefois, fruit de la récupération des rebuts, ils sont aujourd’hui plus colorés et toujours plus hauts. Ils constituent un élément primordial de l’allure du carnavaleux et peuvent servir à se retrouver dans la bande.
Les géants : Reuze Papa, guerrier scandinave, aurait épousé la plus belle fille de la région, la Reuzine. Le combattant serait alors devenu le protecteur de la ville. À Dunkerque, le géant n’est pas brûlé mais respecté par la population. Il est généralement accompagné de sa femme, de ses fils et de 7 gardes du corps.
Le tambour-major : en costume de soldat de l’Empire, il est chargé de diriger la musique composée de fifres et de tambours. Chaques parties de la ville a le sien. À Dunkerque, c’est Cô Schlock II qui assure la succession de Cô Pinard, le Cô qui a mené la bande pendant plus de 25 ans, à Malo, Goliath VI, à Rosendaël, Rosval II et à Petite-Synthe, Snustre VIII.
Les costumes : à l’origine tout tissu de récupération servait à se travestir, on voyait même des sacs de pommes de terre. Aujourd’hui des costumes plus sophistiqués ont fait leur apparition, mais ils gardent deux vertus : l’esprit de dérision et la solidité. Le déguisement le plus à la mode est celui de l’homme travesti en femme avec chapeau à fleurs, décolleté, manteau de fourrure, mini-jupe et porte-jarretelles.
Pour plus d'infos sur le carnaval, cliquez ici : http://www.ville-dunkerque.fr/fr/je-vis-adunkerque/carnaval-dunkerque/index.html |